Accessibilité du REM : des lacunes persistantes en matière de stationnement et d’infrastructure
25 juillet 2026Montréal, le 16 juillet 2026 — Dans un article publié dans The Gazette, le journaliste Jason Magder dresse un constat sans appel sur l’accessibilité du REM pour les personnes à mobilité réduite. Le directeur général de la COPHAN, Paul-Claude Bérubé, a accepté de rencontrer le journaliste à la station Brossard pour lui montrer concrètement les difficultés que rencontrent quotidiennement des milliers d’usagers du réseau.
Des stationnements trop étroits
L’un des problèmes les plus flagrants concerne les espaces de stationnement. Bien qu’ils aient été conçus selon les normes en vigueur en 2012, celles-ci ont été modifiées entre la planification et la construction des stations. Résultat : des places trop étroites pour les personnes nécessitant de l’aide pour leur transfert ou pour les fourgonnettes adaptées munies d’une rampe extensible.
« Lorsque nous demandons des espaces de stationnement à proximité des stations, c’est pour deux raisons. D’abord, pour des raisons de sécurité : lorsqu’une personne en fauteuil roulant doit circuler dans un stationnement, les automobilistes peuvent ne pas la voir et elle risque d’être heurtée. Ensuite, il faut que l’accès soit réellement adapté », explique Paul-Claude Bérubé.
La COPHAN et d’autres organismes ont signalé cette situation aux responsables du REM dès 2023. À ce jour, aucune correction n’a été apportée.
Une accessibilité qui reste à améliorer
L’article souligne également d’autres lacunes : la nécessité d’utiliser deux ascenseurs à la station Brossard (ce qui double les risques de panne), des problèmes avec les anciennes machines de paiement (aujourd’hui remplacées) et l’absence de places accessibles devant la station Fairview—Pointe-Claire.
À cette dernière station, les seuls espaces réservés aux personnes à mobilité réduite se trouvent à environ 300 mètres de l’entrée, de l’autre côté de la rue. Une distance considérable pour une personne en fauteuil roulant, particulièrement en hiver.
« Nous sommes en été et, lorsque la température est clémente, il est possible de se stationner un peu plus loin. Mais en janvier ou en février, lorsqu’il y a de la neige et de la glace, oubliez ça. Je ne qualifierais pas cela de véritable accessibilité », déplore le directeur général de la COPHAN.
Des améliorations notables, mais insuffisantes
M. Bérubé reconnaît que des progrès ont été réalisés au cours des trois dernières années, notamment le remplacement des machines de paiement et l’installation de barrières dans les espaces réservés aux fauteuils roulants à bord des trains. Toutefois, ces avancées ne suffisent pas à rendre le réseau pleinement accessible.
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Lire l’article original en anglais dans The Gazette
L’article original a été publié dans The Gazette le 16 juillet 2026, par Jason Magder.